Restauration R5 GT Turbo


Connaissez-vous l’histoire de la petite R5 GT blanc nacré en 3 chapitres ?

Comment ça non… Alors ne bougez pas, je vais vous la conter, en 3 chapitres…


L’an 2000… Alors que je bricole dans le garage où je prépare (et surtout  répare…) mes « exploits » sur asphalte, un coup de fil va davantage bousculer le cours des choses que le bug tant attendu….
Il est 17h ce lundi lorsque le téléphone sonne (c’est pour l’immersion…. je  n’ai aucun souvenir ni du jour ni de l’heure…), mon vieil ami Jérôme m’appelle pour me dire qu’il cherche une Super 5 GT, histoire d’arsouiller un peu en slalom et chatouiller de la 104 ZS… Hasard ou coïncidence, il y a au fond du garage où je bricole une GT Turbo abandonnée sous une bâche, je lui propose donc de jeter un œil car, si elle est là depuis toujours ou presque, je ne m’y suis jamais vraiment intéressé. Il faut dire que la restauration d’une R5 Alpine Turbo et l’optimisation de  ma puce bleue de 80cv (voire 82…) occupent quelques cases de mon emploi du temps. Une fois découverte, c’est une C405 Phase 1 blanc nacré qui m’apparaît plutôt bien conservée… mais visiblement pas tout à fait complète. Je me souviens que ces bombinettes étaient des cibles de choix pour les voleurs dans les années 80 et qu’elles ne disposaient d’aucune protection ou presque. Celle ci n’y a pas échappé et pour conséquences de ce passé douteux, il lui manque tout l’intérieur ainsi que ses jantes d’origine en alu. Plus ennuyeux, le faisceau de l’alarme a été complètement bidouillé mais la bonne nouvelle c’est que tout le reste est en parfait état, que la peinture blanc nacrée brille de mille feux et qu’elle n’affiche que 11 000 kms au compteur. Je me lance alors dans le défi électrique, je supprime ce qui reste de l’alarme, remets le faisceau en config d’origine, un coup de clé…. Et la voiture démarre au quart de tour, ouf !
Un petit essai dans la rue s’impose, juste pour voir… on lui remet un baquet de Ford Escort RS qui traîne par-là, ressoudé sur des glissières d’origine de R5 et…. Ohhhh ! ben dis donc… mais c’est sympa cette petite soufflette ! ça fait « pshhhttttt », ça bondit joyeusement, et c’est beaucoup, mais alors beaucoup plus abouti et moderne que la R5 Alpine Turbo que je conduis au quotidien…

Bon, il va falloir annoncer au copain que la voiture a démarré, qu’elle tourne bien mais que…. je la garde pour moi !

Finalement, Jérôme trouvera une GT identique quelques semaines plus tard (ouf !), une aubaine pour lui et moi car je lui rachèterai l’intérieur complet en très bon état et les jantes d’origine puisqu’il n’en aura plus besoin, vu la destination de son bolide… fin du premier chapitre.

Cette 5 GT devient donc mon daily, beaucoup de plaisir à son volant, moins sous son capot… mais dans l’ensemble on a fait un bon duo sur quelques 74 000 kms, avant que je ne change de véhicule au quotidien. Fin 2006, retour sous la bâche avec un compteur qui affiche 85 000 kms. Depuis, la voiture me suit au fil de mes déménagements, je la démarre de temps en temps et j’ai dans l’idée de la restaurer…. un jour… Fin du chapitre 2.

Le chapitre 3 débute aujourd’hui car l’heure est venue de lui rendre son éclat d’origine, alors si vous êtes prêts à me suivre, c’est parti pour ce qui sera certainement mon dernier projet de restauration complet !