fbpx
Vous êtes ici

Ce bon vieux Cléon fonte, toujours vaillant même quand il se fait souffler dans les bronches par un Turbo Garret T2 !
Arrêtons de tirer à vue sur le moteur de la GT, ce bloc est fiable ! s’il est bien entretenu et surtout si son acolyte soufflant n’est pas trop bidouillé…. En revanche il faut régulièrement vérifier l’état des durites car ce qui pose problème c’est la température sous le capot. Le compartiment moteur est plein comme un œuf… du coup ça cuit joyeusement au fil des kms, les durites durcissent et la forte pression du circuit de refroidissement fini par les fendiller aux extrémités, on se retrouve alors avec de micro fuites qui peuvent à la longue entraîner une surchauffe. Il faut donc bien vérifier le niveau du liquide de refroidissement et refaire une purge du circuit de temps en temps.

Démontage

Le moteur tournait parfaitement, mais puisque j’ai maintenant les mains dedans jusqu’aux coudes…. autant tout refaire de A à Z.

Remise en état

Maintenant que le bloc est démonté, l’objectif est de contrôler chaque pièce pour déterminer celles qui peuvent être remises en état et réutilisées et celles qu’il faut remplacer.

Commençons par le bloc moteur, gros travail de décapage/dérouillage de la fonte jusque dans les moindres recoins avant application d’une peinture spéciale de chez Restom, un grand classique reconnu dans le monde de la restauration. On masque tout ce qui ne doit pas être protégé puis application au pinceau, la peinture sera au top de sa résistance après le premier démarrage et une montée en température du moteur.

Pour la culasse, seul un spécialiste correctement outillé est capable de la contrôler et de la remettre en état. RAS pour celle ci qui est parfaitement étanche et ne nécessite pas de rectification. On en profite par contre pour l’équiper de siège de soupapes renforcés qui permettront de rouler au sans plomb.

La rampe de culbuteurs est démontée, les pièces sont vérifiées puis nettoyées à la brosse métallique souple avec une mini perceuse, l’axe est nettoyé en profondeur par pulvérisation et soufflette, phase importante car c’est à partir de cet axe que s’effectue le graissage sous pression de la rampe. Pour finir graissage puis remontage de chaque culbuteur à sa position initiale sur la rampe.

Comme souvent, après contrôle, les pistons sont très légèrement ovalisés, on en profite pour les remplacer par des neufs. Il existe des refabrications de qualité à des tarifs très raisonnables, autant ne pas s’en priver. Ici un jeu en Becker Racing capable de supporter des préparations jusqu’à 200cv, comme la voiture sera remontée d’origine, ça devrait suffire…

La pompe à huile est démontée, nettoyée et tous les jeux sont contrôlés, RAS de ce côté là, tout peut-être graissé et remonté.

Pièces périphériques

Pêle-mêle de pièces remises en état, collecteur d’échappement sablé et repeint avec une peinture spéciale, collecteur d’admission

Joli travail réalisé par l’EIRL Restobillage qui a redonné aux pièces bichromatées tout leur éclat d’origine, les petits détails qui font la différence quand on ouvre le capot !

Remontage du moteur

Voilà un moment agréable de la restauration, le remontage des pièces neuves ou restaurées !
On y va étape par étape en prenant un maximum de précautions.

Top